Le mystère de la femme à l’oiseau – Régine Salvat – 2013

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Deuxième livre de Régine Salvat, une auteure rencontrée sur les groupes de lecture, devenue amie.

Après son formidable premier roman, hommage à son fils Rémy qui s’est malheureusement suicidé car il était atteint d’une maladie incurable, dont l’histoire est contée dans ‘Une histoire à tenir debout’ dont j’ai fait la critique ici, Régine change radicalement de style dans ce roman policier prenant place dans sa région d’adoption, l’Aude, avec comme cadre le Puech (mont) de Bugarach. 

Le mont Bugarach est une curiosité géologique, car issu d’un plissement couché, les couches supérieures sont plus anciennes (135 millions d’années) que les couches inférieures (15 millions d’années), ce qui lui a valu le nom de «montagne inversée». Dans le courant New Age, il est réputé avoir des propriétés telluriques particulières, abriter un trésor caché et être associé à une activité OVNI. À la fin 2010, le maire de la commune de Bugarach se plaint de l’arrivée massive de visiteurs prétendant que seul ce village pourrait échapper à la destruction du monde en décembre 2012 telle qu’elle aurait été prédite selon certaines interprétations du calendrier maya (source: Wikipedia).

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4ème de couverture

Quand Laurène se décide à retrouver Blanche, son amie d’enfance, les pistes explorées mènent toutes à Rennes-les-Bains, village occitan situé à deux pas de la « montagne inversée », le Puech de Bugarach.
Sur fond de rumeur de fin du monde en décembre 2012, il règne dans le village une frénésie et une excitation palpable.
C’est dans ces conditions pour le moins inhabituelles dans ce petit village d’ordinaire paisible qu’elle rencontre le vieux Désiré, « le diable des sommets », fait connaissance avec les amis de Basile, le patron du bistrot… Grâce à ses relations nouées depuis peu, notre profileuse va peu à peu s’imprégner de l’âme de cette Terre cathare. 
Et lorsque Michael, le spéléologue, est retrouvé noyé au fond d’une galerie de la montagne, Laurène est convaincue que sa mort est en lien avec la disparition de son amie Blanche. L’inspecteur César Fougas, chargé de l’enquête, devra bientôt s’adjoindre, bon gré mal gré, les services de Laurène, une aide nécessaire, mais embarrassante !
Un assassin rôde, il les observe, c’est certain. Mais qui est-il ? sans doute se cache-t-il parmi les nouveaux amis de Laurène…
On n’entre pas impunément dans un monde de légendes peuplé de peurs ancestrales. Mais pour trouver la vérité, il faut parfois oser affronter les secrets. Tous les secrets…

Mon avis

Il s’agit donc d’un roman policier qui mélange les genres, hors des entiers battus, un mélange d’Hitchcock (ambiance oppressante, les oiseaux dans le livre et sur la couverture) et d’Agatha Christie (l’inspecteur Fougas évoque Hercule Poirot), mais dans un contexte particulier, cette région mystérieuse, extrêmement bien décrite, au point qu’on la ressent, on est complètement plongé dans cette ambiance énigmatique et oppressante.

L’héroïne Laurène vit un deuil (celui de son mari) et une disparition (celle de sa meilleure amie Blanche), et part faire une « enquête » dans la région présumée de la disparition de Blanche mais aussi « en quête » de résilience.

Les suspects sont nombreux: une galerie de personnages, hostiles et secrets d’abord, que Laurène devra apprivoiser, ayant chacun leur part d’ombre, et qui auraient tous leurs raisons d’être criminels. Les explications se tissent petit à petit, les éléments de réponse se trouvent dans le passé, une trentaine d’années plus tôt. On suspecte l’un puis l’autre… On prend peur pour Laurène qui côtoie sans doute l’assassin de très près.

La plume est impeccable, sans détours, efficace. Le dénouement est imprévisible. 

L’inspecteur Fougas quitte Laurène, l’enquête terminée, avec cette dernière phrase:

« La résilience, cette capacité à poursuivre la vie par-delà les souffrances, prend parfois d’étranges cheminements. La fin du monde attendue pour certains, une quête source de résurrection pour d’autres. Vous faites partie de la seconde catégorie, j’en suis convaincu. Tout comme votre amie Blanche. Elle est en paix aujourd’hui grâce à vous, ne retenez que cela ».

Sous le prétexte du roman policier, ce roman est surtout, je pense, un récit de reconstruction, et ce n’est peut-être pas par hasard que Régine Salvat, en deuil de son fils, a déménagé dans cette région si particulière. Laurène ne serait-elle pas un peu Régine … ?

 

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